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A propos de mai 68

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A propos de mai 68

Message par Philippe le Ven 15 Nov - 15:50

A PROPOS DE MAI 68  .
Il n'y a pas d'apocalypse en histoire. Tout est conséquence, et l'on va comprendre que ce qui s'est passé en mai 68 rejaillit sur les événements actuels, sur mai 13. Si mai 13 n'est pas un anti mai 68 mais a tout simplement tourné la page, il en est quand même la conséquence, et il est important de connaître son histoire. Voyons donc ce qui s'est passé.
Préambule  : la génération des trente glorieuses.
C'est la génération de ceux qui actuellement ont 90 ans et en avait 20 en 1945. Ils ont connu l'angoisse de la guerre, et leurs parents avaient connu cette même angoisse. Ceci pour leur trouver une excuse.
Puis vint une période d'abondance. Sans les accabler mais sans doute à cause de ce qu'ils avaient vécu, on peut dire que cette génération a élevé leurs enfants dans le " Après moi le déluge" et en attendant le déluge, la vie était belle : du travail pour tous, le niveau de vie qui augmente. On pense surtout à consommer, à acheter les premiers réfrigérateurs, les première TV, la cireuse et le lave-linge, le Moulinex et le tourne disque. Puis la voiture, la maison de campagne et les vacances de neige etc…Au fond l'idéal est d'être matériellement heureux sans aucun souci métaphysique du ciel et de son âme.
Et forcément ils élèvent leur enfants dans cette optique matérialiste puisqu'ils sont eux mêmes cela. Ce qui compte ? faire des bonnes études et avoir un bon métier qui rapporte un bon salaire. Mais ils n'ont pas quitté la morale traditionnelle pour autant ; pas encore. Alors on envoie les enfants à la messe mais on n'y va plus soi même ; à quoi bon se soucier du ciel quand la vie est belle ? On prêche la vertu aux enfants mais pas mal ont déjà un amant ou une maîtresse à la petite semaine. Et l'on a quelques pensées bienveillantes…quand on en a…pour cette humanité qui, hors de l'Occident, ne sont que des arriérés. Bref, l'idéal du petit bourgeois qui rumine ces truffes dirait Flaubert : "Mon fils tu seras médecin comme moi, mon fils tu seras chef de bureau comme moi". Et allez savoir pourquoi, rien que cette hypothèse donne des suées d'angoisse aux chères tête blondes.
Pire encore, à propos de ceux qui ont connu la guerre, on a parlé des "pères abandonnaires" : Les pères n'ont tout simplement pas éduqué leurs enfants. A quoi bon puisque tout va bien ? Donc on va avoir une génération de sauvage, qui vont avoir 20 ans en mai 68. Alors voyons la suite :
Les trois étapes de mai 68.

Première étape de mai 68 : l'effusion de l'indicible.




Je rejoint complètement l'analyse de Maurice Clavel : D'abord et avant toute chose, mai 68 a été une effusion transcendante de l'indicible. Une effusion venant directement du Père qui vient nous dire : "l'homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui tombe de la bouche du Père". Et au risque de corriger Jésus je dirais : "l'homme ne vie pas seulement de soupe mais aussi et plus sûrement de l'indicible". Et n'en déplaise aux charismatiques qui rejettent mai 68, ils sont bel et bien les fruits de celui-ci.
Mais ces effusions du Père sont absolument terribles et dramatiques. Comme un feu terrible que l'on ne peut supporter ; Comme ce qu'à vécu Gérard de Nerval qui finit par se suicider , et surtout comme le grand Meaulnes qui, désespéré, comprend le matin de sa nuit de noce que l'indicible recherché n'est pas cette belle jeune fille rencontrée dans le brouillard des champs. La belle jeune fille se laisse mourir ; le grand Meaulnes perd sa vie dans les rues de Paris et Alain Fournier, l'auteur, meurt à la guerre de 14.
Était-ce pour mai 68 une préparation à la grande crise économique qui allait suivre, ou plus sûrement le Père qui rappelle à lui le fils prodigue ?
En tout les cas, je le sais je l'ai vécu et j'avais 20 ans : le sentiment premier était la nausée d'un cauchemar qu'on nous proposait, et la terrible brûlure d'un indicible impossible à réaliser. Je me souviens d'une seule parole d'Axel à la dernière Veillée à Paris : "Des jeunes pas armés pour la haute mer…." Oui ça me suffit et d'un seul mot j'ai gagné ma Veillée : pas armé pour la haute mer……A 19 ans ma cousine sentait cette brûlure, et elle n'avait RIEN pour y répondre. Quand elle parlait des hommes elle parlait des terrestres. Alors un jour elle a rangé sa chambre, elle a laissé sur sa table un poème d'adieu, puis elle, une autre cousine, mon frère et un de leurs ami, il ont pris le bateau 2 minutes avant la tempête d'équinoxe. Pas armée pour la haute mer. Mon frère aussi savait ; ils savaient. Je le jure. Quinze jours avant il était venu me dire adieu et je lui avait dit en se quittant : "adieu on se reverra au ciel" et il a acquiescé. Ils savaient ; ils sont parti dans la tempête, à la recherche de l'indicible que le monde leur refusait, pour fuir la tempête. Et la tempête les a emporté. Pas armé pour la haute mer.
Je me souviens de la fin de son petit poème :



Vendredi, c'est très grave.
Samedi plus aucun espoir.
Dimanche tout est fini.



Elle et morte, noyé dans la tempête avec trois autres jeune dont mon frère, en ce Dimanche 30 octobre 1977. Il s'était donné rendez-vous en sachant tout en ne sachant pas, et j'ai pleuré de ne pas être avec eux dans ce bateau. Pas armé pour la haute mer.
Mais prêtres et évêques, où étiez vous pour nous porter le feu et l'espérance, au lieu de nous prêcher la sainte médiocrité qui nous a fait crever la gueule ouverte ?

Donc, sinon une petite frange qui va partir dans une spiritualité mystique, mais hors du monde et n'étant plus levain dans la pâte, Mais 68 va refuser cette effusion du Père et partir vers son contraire : théoriquement dans le libertaire et concrètement dans le matérialisme et la consommation, les marchands de soupe. Et comme si cette effusion n'avait jamais cessé de les tarauder, ce refus aboutira à un "non serviam", un refus généralisé qui se manifestera par une idéologie totalitaire mondiale. Voyons de plus près le détail :
 

Deuxième étape de mai 68 : les libertaires.

Ici ce n'est plus Nerval ou le grand Meaulnes, mais plutôt Rimbaud, le mauvais gosse du dérèglement. Comment dire ?
Souvenons nous de Moïse, le grand et très saint Moïse. Malgré tout il manque de foi, et pour faire jaillir l'eau d'un rocher il le frappe trois foi. Moïse a Frappé…. Et pour punition Yaweh lui dit qu'il ne verra jamais la terre promise de son vivant car il ne faut pas frapper, même un rocher.
Autre chose : Pendant l'absence de Moïse, le peuple Hébreux n'a pas foi en la promesse indicible du Père. Il se met à adorer le veau d'or et tombe dans l'orgie. Il tombe dans le libertaire. Pour punition Yaweh leur dit que pas un seul de leur génération ne verra la terre promise alors qu'ils ne sont qu'à quelques jours de celle-ci.
C'est un peu ce qui est arrivé en mai 68. L'effusion était trop brûlante à supporter, trop dure à croire. Pas de grands leaders pour les guider, pas encore de Daniel-Ange pour les éclairer.
Alors ils sont devenus pire que leur pères.
Ils ont d'abord réagi d'une façon très maladroite, très gauche, et ça a donné le gauchisme cherchant on ne sait qui on ne sait quoi. Et conjointement, les pires et les plus mauvais ont prêché le veau d'or et l'orgie. On ne cherche plus l'effusion du Père mais on tombe dans la soupe : Il est interdit d'interdire, je baise quand je veux et qui je veux, plus de morale naturelle, plus de religion ni de Dieu, Que mon plaisir et ma gloire, je hais ma famille et je rejette mon père à tout jamais JE REJETTE MON PERE A TOUT JAMAIS. Le peu de contraintes et de moral que mon père m'a inculquée, je la rejette vu l'évolution de la société….Et le pire, comme nous allons le voir ; ce sont eux qui vont avoir un avenir, quand il vont devenir cadres, députés, présidents, chefs de presse ou magistrats, mais tout en continuant à rejeter l'autorité lors même qu'ils seront devenus l'autorité.
Mais ne dressons pas un tableau trop sombre tout de même. Oui, eux et leurs petits frères surtout, vont partir vers le nihilisme. Quelques gauchistes, même, finiront sur la route, en prison, ou rejoindront des groupes terroristes. Mais un tout petit nombre fonderont les communautés nouvelles, trouverons une vocation de prêtre après avoir été leaders gauchistes, ou même trouveront illico le chemin monacale, un peu justement comme Daniel-Ange qui prendra le chemin du désert et de la prière, avant que des jeunes viennent l'en tirer manu militari par la peau du coup. La petite mèche vacille mais fume encore, et tout n'est pas perdu, mais mon Dieu que ce temps aura été difficile.





Troisième étape de mai 68 : les marchands de soupe.

Ça a commencé dans l'indicible, et c'est tombé dans la soupe. Les étudiants sentaient bien un "je ne sais quoi", quelque chose d'informulable, une colère rentrée, quelque chose qui manquait. Mais très vite les marchands de soupe vont savoir profiter de l'aubaine pour surfer sur la et réclamer de la soupe ; c'est à dire l'exacte contraire.

Et c'est François Mitterrand qui va ouvrir le bal à l'assemblée, le bal des maudits, pour ne pas dire le ball trap.

Pompidou ou je ne sais plus qui, il me semble, avait donné le juste ton de ce qui se passait en s'écriant à l'assemblée en cette nuit de mai : "Ce peuple démesurément grand réclame un surplus d'âme" Voilà, tout était dit : un surplus d'âme. Mais Mitterrand va immédiatement éteindre la flamme pour réclamer de la soupe et tout réduire à un petit niveau très mesquin : "Monsieur De Gaulle, qu'avez vous fait pour les travailleurs, qu'avez vous fait pour la condition ouvrière et les salaires tandis que nous au PS et patati et patata……." Je ne sais plus ce qu'il a dit mais ça revenait à ça. L'occasion est trop belle et les vautours se sont précipités sur la mariée. Une occasion inespérée pour apporter des voix à la gauche, et la flamme de l'esprit, on s'en fout. Cette nuit là Mitterrand a délibérément étouffé le feu de l'âme, et en sachant ce qu'il faisait car il n'est pas idiot. Cette nuit là il a signé le contrat de la France pour 40 ans de désert : Le droit d’aînesse vendu pour un plat de lentille car cette nuit là, la France a cessé d'être la fille aînée de l’Église.
Alors très vite tous les syndicats vont s'engouffrer dans la brèche et appeler à la grève générale pour réclamer de la soupe, de la soupe, encore de la soupe. "On veut des augmentations de salaire…on veut vivre aussi bien que les bourgeois, pouvoir acheter une belle bagnole, aller au sport d'hiver etc…". Et DIEU, BON DIEU DE BON DIEU DANS TOUT ÇA ?……
J'ose parler ainsi parce que moi même je suis de condition ouvrière vivant dans une HLM et je ne roule pas sur l'or. J'ai bien conscience que ce que je dis n'est absolument pas politiquement correcte. Mais bon ! dés lors qu'on a un toit et du pain, faut il jalouser le bourgeois qui vit mieux que nous ? Oui c'est une bonne chose les syndicats qui cherchent à améliorer les conditions de vie des ouvriers et lutter contre les injustices, et il faut le faire. Mais chaque chose à sa place et il ne faut pas tout réduire à cela, et si on s'occupe du pain, il faut aussi s'occuper un peu de son âme, non ? Et en 68 les ouvriers ne vivaient pas si mal que ça après tout ; pas plus mal que maintenant il me semble, avec en moins l'angoisse du chômage. Or là, on va donner au peuple comme horizon indépassable l'idéal absolu de la soupe. Le peuple va kidnapper aux étudiants la révolte de l'indicible pour le transformer en exigence du réfrigérateur et de la belle bagnole, et les étudiant ne sauront leur dire non, comment faire autrement ?
Je me souvient de ma manif ouvrière à Denfer Rochereau en ce mai 68. Je sort du Métro, et tout de suite, la première chose que je vois et une pauvre jeune fille triste qui porte un drapeau rouge. Elle portait ce drapeau comme d'autres à une autre époque auraient porté une statue de la sainte vierge en procession. Les processions c'est ringard, n'est ce pas ? Mais dans ce cas, cette manif avec drapeau rouge, elle est tout aussi ringarde ?
Et cette pauvresse portait ça avec la fierté d'un grand idéal qui semblait dire : "mon seul et unique idéal est de m'enrichir". J'ai regagné le Métro avec le sentiment d'une immense trahison. J'étais triste, très triste et déprimé.


Fruit de mai 68 : l'idéologie totalitaire occidentale : 
Le mondial socialisme.
Le feu va couver longtemps sous la cendre, initié par le grand frère qui a maintenant plus de 60 ans, mais c'est le petit frère qui va porter le chapeau. Comme je l'ai dit, dans cette "révolution" de mai 68, ce sont les pires, ceux qui refusent l'effusion reçue, qui vont triompher, et vont initier leurs petits frères et leurs enfants. Le petit frère qui va être initié à la religion du "politiquement correcte" du grand frère. Cette religion a son dogme absolu qui est "l'évolution de la société". Cette évolution de la société permet tout et excuse tout. Permet qu'on méprise la loi comme le CESE qui a méprisé 750 000 signatures en violation de la loi. Permet que le président de la république méprise totalement une manifestation de 1 400 000 personnes en bafouant hypocritement sa propre parole, puisqu'il avait dit auparavant qu'avec un million de personnes dans la rue, un gouvernement doit avoir l'humilité de changer d'avis par respect de la démocratie. Mais qu'importe n'est ce pas, puisque c'est pour "l'évolution de la société" ? On ne peut qu'avoir raison ?
Et cette religion a aussi sa propre morale existentielle, issue du pire de mai 68, mais qui n'est qu'un refus de l'Esprit. Je résume cette morale :


  • Interdit d'interdire (sauf ce qui s'oppose à l'évolution de la société).
  • La toute puissance.
  • Le tout désir de mon plaisir égoïste.
  • Liberté sexuel absolu.
  • L'intérêt particulier avant le bien commun.
  • Pas de morale naturelle ni donc de nature de l'homme
  • Surtout pas de croyance en Dieu. (ou alors on peut encore faire semblant).
  • Pas de culture, histoire, tradition, sinon celles qui confortent "l'évolution de la société". sinon c'est facho.
  • Pas d'autorité et le concept même du père que l'on rejette.
  • Respect de la loi seulement si elle va dans le sens de "l'évolution de la société".

Et cette morale a aussi son inquisition qui est le mot : "facho".
Les Soviétiques avaient leur critère d'inquisition, leur mantra, leur mot magique qui était : "contre révolutionnaire" et qui permettait tout sans avoir à s'expliquer dés lors qu'on accusait quelqu'un d'être contre révolutionnaire. Pour les chinois c'était plutôt le mot : "révisionniste" et les vietnamiens communistes : "agent de la C.I.A". Ou encore pour Pétain, Pinochet ou Videla : communiste. Ici dans la religion du politiquement correcte c'est : "FACHO". Et dés lors qu'on accuse quelqu'un d'être facho, on n'a même plus à expliquer pourquoi l'autre est facho tant cette accusation est terrible et se suffit à elle-même. Mais on peut aussi appuyer ce mot par quelques autres comme: "rance" ou "c'est à vomir" afin de refuser toute discussion sans autre explication. Les vaches beuglent ; eux ils ne font que crier ; "facho". L'homme a perdu la parole qui le distingue de l'animal.

Cette morale aboutit à ce que Henri Hude appelle (excusez un moment d'intellectualisme) : le nihilisme de transgression. Et je ne saurais trop conseiller la la lecture d'Henri Hude. Un nihilisme qui aboutit au néant. Et comme la nature a horreur du vide, ce néant aboutit comme fruit de cette morale à : "L'IDEOLOGIE TOTALITAIRE".
Ici je mettrais un léger bémol à ce que dit Axel quand il dit que cette idéologie totalitaire est très pensée, très construite. Oui elle est parfaitement construite et sans doute fomentée par un tout petit nombre dans les loges maçonnique, qui nous manipule par le secret, au plus grand mépris de la démocratie. Mais pour construite qu'elle soit, il suffit de gratter un peu plus en profondeur, et cette idéologie, c'est le vide et l'absence de pensée. Seulement le Carpe Diem. Et pour preuve Taubira qui n'a répondu a aucun arguments contre le mariage gay, comme si elle avait des boules quies dans les oreilles. Et elle a osé appeler ça un débat !…….
Mais la situation est très très grave, parce que maintenant elle s'étend dans tout l'Occident ; de l'Europe à l'Amérique, de Obama musulman déclarant que l’Amérique n'est plus Chrétienne et faisant tout pour promouvoir l'Islam à l'Allemagne qui met 45 jours en prison des parents refusant qu'on apprenne à l'école à leurs enfants qu'un petit garçon peut mettre un jupe et une petite fille une banane dans sa culotte (j'ai dit banane moi, tiens comme c'est banane ?).

Mais maintenant Dieu merci la situation est un peu plus claire. Il y a seulement quelques année le malaise était obscur. Certains se disaient "mais enfin qu'est-ce qui se passe" sans pouvoir mettre des mots sur leur malaise, et d'autres de façon lancinante s'en prenait à l'Islam, comme si celui-ci pourrait avoir le moindre impacte sur nous si on était claire quant à notre identité. Maintenant la chose est claire, et on peut la circonscrire d'une façon nette, de façon concrète, avec ces contours et ces circonvolutions. Et la chose ira en s’éclaircissant de plus en plus. Ne seront dupe que ceux qui veulent bien l'être : nous sommes face à une idéologie totalitaire, qui peut très vite devenir dictatoriale. Totalitaire ? Mais pourquoi ne pas plutôt parler de certains excès qui ont et existeront toujours ? Non ! Parce que cette idéologie est totale,totalisante, donc totalitaire.

Et je vous le montre :

C'est un totalitarisme à l'envers.

Et même une inversion des valeurs, puisque dans sa quintessence il refuse l'Esprit. Il s’appuie sur une idée du bien pour, dans son excès, devenir un mal. Il n'est pas fasciste selon l'ancien mode, à la Hitler ou Mussolini, mais dans son inverse et son excès, devient fasciste tout autant.
- On ne promeut plus la nation, mais le mondialisme dans la haine de la patrie.
- On ne promeut plus la race, mais "l'étranger" dans la haine de l'Européen Caucasien.
- On dénie l'amour de la patrie, mais au profit de pays sur nationalistes.
- On n'accuse plus des pays étranger, mais soi-même dans la haine de soi et une culpabilité sans repentir possible.
- On n'exalte plus notre culture et nos traditions mais au contraire, on rejette officiellement nos racines judéos-chrétiennes comme étant "l'évolution de la société".
- On ne défend pas nos intérêts égoïstes, mais au contraire on livre tout à tout va, ce qui nous conduit à une ruine inéluctable.
- On n'est plus raciste, mais au contraire on pardonne tout aux étrangers et Français issus de l'étranger.


C'est un totalitarisme prévaricateur.

Suite au nihilisme de transgression, le fruit d'un désir de toute puissance, de tout désir et de tout pouvoir, l'homme devient un dieu contempteur de sa propre nature et de Dieu. Il rejette alors toute loi : La loi Chrétienne de notre tradition Judéo-chrétienne, la loi naturelle, et même la loi pénale quand celle-ci n'est plus conforme à "l'évolution de la société".
On ne respecte plus l'autorité ni l'ordre transmis par le père. Ce mécanisme est très important à comprendre : Ceux qui ont rejeté l'ordre et la transmission du père sont maintenant pour un certains nombre les cadres de la nation. Ils sont donc devenu les garants de l'ordre et de la tradition face à l'anarchie de l'individu particulier, voulant imposer son désir contre l'intérêt générale de la société ? Mais ayant rejeté eux-mêmes l'ordre et la tradition du père, il ne peuvent que contrevenir à leur propre autorité.
On pourrait donner à l'infini des exemples de forfaitures de cette idéologie en cours, dans notre pays comme dans tous les pays Occidentaux ; mais avec, à la fin, cette arrière-goût dans la gorge de n'avoir fait qu'entamer le sujet, tant les exemples sont désormais nombreux. Et puis ce serrait une description et non une analyse. Mais pour la description, il suffit de constater que ce nihilisme est désormais totale, totalisant, totalitaire, pour reprendre les mots du père Boulad. Cette idéologie semble au premier abord très construite et très pensée, mais en fait construite en négatif sur la démolition pur et simple de ce qui a été construit avant. Avec un simple mot clé : un refus prévaricateur d'adolescent en crise : le rejet :

  • Rejet de son pays.
  • Rejet de son propre peuple.
  • Rejet de son ethnie.
  • Rejet de sa propre nature.
  • Rejet du respect de la vie. (avortement, euthanasie).
  • Rejet de sa propre culture et de son histoire.
  • Rejet des loi de l'économie et de la prospérité
  • Rejet du droit et de la justice.
  • Rejet de la famille.
  • Rejet de l'enfant.
  • Rejet du père
  • Rejet de son identité sexuelle. (gender)
  • Rejet des libertés, et finalement des droits de l'homme.
  • Rejet des racines judéos-chrétiennes.
  • Rejet de Dieu.
  • Accueil à bras ouvert de l'Islam sans aucun esprit critique. Mais ici j'ouvre une parenthèse : N'en déplaise à mes cher amis musulmans, dans le monde chrétien et au cours de l'histoire, l'Islam a toujours agi comme une bactérie bio dégradante de l'apostasie ou de l'hérésie chrétienne. Regardez les cartes d'invasion de l'Islam dans le monde chrétien, et c'est à peu de chose près celle de l'Arianisme. C'est un fait.

La conclusion de cette idéologie totalitaire ne serra pas le chaos, mais un occident devenu totalement musulman ; ouvrez les yeux c'est inéluctable.
Bon alors qu'est-ce qu'on fait, on y va ?





Le retour de flamme : mai 2013
Mais voilà trop c'est trop et le peuple se rebelle, et l'on assiste à un printemps au mille fleurs, pour plagier Mao Tse Toung. Et en ce sens, on peut dire que la révolution culturelle est déjà là. Je cite rien que pour le bonheur de citer : LMPT, Printemps Français, les Mariannes, les Antigones, les Hommen, les Salopards , La Révolte, les Bonnets Rouges ( ?....). Et surtout les Sentinelles et les Veilleurs, mais surtout de surtout les Veilleurs emblématiques de cette révolution culturelle qui se déroule sous nos yeux. Les Veilleurs qui ne sont pas anti mai 68, mais sont passé à autre chose selon Axel. N'empêche qu'il vont bien devoir liquider l'héritage de mai 68.

Et c'est justement là que les choses deviennent très curieuse : l'esprit s'est réveillé en France, non pas à cause d'un grand saint ou d'un grand homme, car si mes souvenirs sont bons, c'est une quasi partouzeuse qui a mis le feu aux poudres. C'est justement l’excès des frères et petits frères de mai 68 qui ont retransmis le feu de l'indicible à une jeune génération, par une révolte contre eux. Comme si la génération 68 avait toujours été porteuse de ce feu qui les brûle, et qu'ils étaient pressés de refiler la patate chaude qui leur brûle les pattes.
Alors allons nous connaître ce même rejet du feu de l'indicible tant il est insupportable ? Non parce que cette génération est la génération Jean Paul II : armée pour la haute mer.

Mais ça reste curieux et inexplicable. Comment un mauvais arbre peut il porter un bon fruit, Outre qu'il y a quand même eu Jean Paul II ?
Je me hasarde à donner une explication : l'effet tsunami :
Que se passe t'il au moment d'un tsunami . Tout d'abord la mer se retire très loin, à perte de vue. Puis brusquement elle reflue en un gigantesque ras de marrée. On assiste peut-être en ce moment à un phénomène psychologique et spirituelle, où l'esprit et le cœur se sont retiré pour un temps, mais pour revenir en force en une gigantesque force spirituelle. Si c'est le cas, on peut prédire sans être grand prophète que nous ne sommes qu'au tout début de ce tsunami spirituel. Cette génération mai 68 était mauvaise, mais le feu refusé était bon. Il n'ont pas voulu de ce feu, d'autres le prendront.

Je vais terminer par une histoire qui va tout fiche par-terre, ou peut-être pas. Un drame, une catastrophe, mais peut-être pas :
Je faisais une sentinelle auprès du pire des pires, devant le ministère de l'éducation nationale.
Peillon est passé devant moi.
La première fois il ne m'a pas regardé.
La deuxième fois il m'a regardé avec des yeux de merlans frits, et moi aussi sans doute.
La troisième fois, alors que cela n'était pas prévu au programme, involontairement nos regards se sont croisés dans un magnifique sourire....de la plus franche amitié. Un sourire qui disait : « tu es mon pire ennemi et je suis ton pire ennemi, mais tous deux nous aimons la France et nous nous battons pour elle ».
C'est un drame, ou peut-être pas, et j'ai été obligé d'abandonner ma sentinelle devant le ministère de l'éducation. J'étais préparé pour l'aversion et par encore assez pour l'amour.
Que voulez-vous ma chère Irma :

Même le plus noir nuage a toujours sa frange d'or.

On m'a reproché ce sourire qui semble cautionner ce que je déteste. Mais il y a l'homme............. plus fort que les idées ; il y a le péché que je déteste et le pécheur que je dois aimer. 
Maintenant il reste une question : plus que le combat extérieur contre les flics, les antifas, le LGBT et le gouvernement, notre combat est avant tout intérieur : D'une manière ou d'une autre, ceux qui n'ont pas voulu de cette effusion indicible du Père reçu en mai 68 n'ont pas voulu de cette "patate chaude" et nous l'ont refilé. Et maintenant qu'est-ce qu'on va en faire ?
Si mai 68 n'a été que le vent précurseur, avec les conséquences de son refus que l'on connait, quelle ne serra pas l'ampleur du désastre quand 'l'Esprit serra répandu sur toute chair"? 
Aussi je repose ma question : Qu'allons-nous faire de cette patate chaude ? 


Je vous annonce un grande nouvelle  :
Un feux parmi vous, vous est donné
Et déjà,
La flamme court joyeuse et vive dans la lande,
Et de proche en proche, elle va tout enflammer.
Elle court, oui elle court la vive flamme d'amour,
Et désormais,
Nul ne pourra plus jamais l'arrêter.

Philippe
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